Colline 2024 : Un héritage olympique prétexte au n’importe quoi !

Colline 2024 : Un héritage olympique prétexte au n’importe quoi !

Suite à l’appel à projet douteux de Saint-Quentin en Yvelines, un appel qui ne donnait aucune précision sur la composition de la colline et sa construction et qui faisait bien comprendre qu’il fallait rentabiliser la colline, les sept projets retenus ont été dévoilé officiellement : http://www.saint-quentin-en-yvelines.fr/que-faire/actualites/communaute-dagglomeration/colline-2024-les-projets/

Des sept projets, aucun ne répond à la logique d’un héritage olympique et encore moins au respect de la sécurité et de la préservation de la colline d’Elancourt. Par contre ils respectent les trois mots d’ordre de SQY dont Jean-Michel Fourgous est friand : modernité, innovation et excellence.

Le premier projet nous refait le coup du « SQY Dôme » mais version globe de verre et espace de travail et de recherches, avec des mots anglais pour faire branché. Un hors-sujet évident : un centre de recherches et un espace de travail mutualisé n’ont rien à faire au sommet d’une colline, là où on aime se balader, faire du sport, se détendre et s’évader.

Le troisième projet propose une application pour le sport sur la colline, maigres restes olympiques. Les quatrième et cinquième projet se veulent poétique en considérant la colline comme une montagne dans la ville. Mais une structure de cimes en toile blanche et un totem ne sont que des gadgets tandis que des équipements d’activités de luge d’été, d’escalade et de tyroliennes font doublons avec le parc aventure de la Base de Loisirs de SQY et tiennent plus du loisir d’affaires que de la valorisation d’une montagne.

Les deuxième, sixième et septième projets posent question : les concepteurs des projets sont-ils au courant de la composition de la colline et des mesures qu’ils supposent ? L’amphithéâtre dans le ventre de la colline, un restaurant d’altitude avec ou sans toit lumineux, un centre d’innovation et une station service intégré dans la colline à la façon d’un volcan… autant d’élément qui démontrent l’ignorance des opérateurs ou pire leur indifférence au sujet de l’artificialité de l’édifice.

Un projet se revendiquant de l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques se doit de répondre à trois critères formant la devise :

Plus vite… Les aménagements doivent permettre à toutes et tous, d’accéder rapidement donc facilement au sommet de la colline. C’est aussi et surtout un moyen de gagner un peu de temps dans le combat de l’écologie en permettant la prolifération d’un poumon vert à l’ouest de Paris.

Plus haut… Le sommet de l’Île de France mérite qu’on le valorise comme tel. Il convient donc de mettre en avant son point culminant et de ne pas le recouvrir d’un quelconque édifice. Il faut lui redonner sa place dans le paysage afin qu’il domine à la vue de toutes et tous.

Plus fort… Un air plus propre nous rendra plus fort. En conservant sa flore sauvage, la colline est un vrai poumon vert. Dans un territoire, très urbanisé et très actif, tel que SQY il ne faut pas négliger les espaces de nature qui sont de vrai lieu d’évasion, de repos et de ressource. La Revanche à tout le potentielle qu’il faut pour rendre SQY plus respirable et plus vivable.

Laisser La Revanche tranquille est le meilleure héritage que peut léguer les Jeux Olympiques et Paralympiques à Saint-Quentin en Yvelines !