TV78 Si On Parlait Sport – Nouveau simulacre de débat ce 13 novembre 2019

TV78 Si On Parlait Sport – Nouveau simulacre de débat ce 13 novembre 2019

23 novembre 2019 0 Par Les Amis de La Revanche
À partir de 34 min 20

On reprend les mêmes et on recommence… C’est dans une mise en scène, digne d’une vidéo d’un youtubeur amateur, que TV78 nous offre un grand moment de télévision avec un deuxième débat sur l’organisation d’une épreuve de VTT sur la colline du lieudit La Revanche à Élancourt.

Rappelons d’abord qu’Hélène Delagrange, Yann Dujarier et Pierre Chevalier on déclaré, lors du premier débat, n’avoir jamais mis les pieds sur la colline. Et n’ont pas évoqué de changement en ce sens lors de ce débat.

Mickael Elmidoro, l’animateur et journaliste, n’est pas plus à l’aise avec le sujet et enchaîne les questions creuses et limitées. Il survole les vraies sujets et commence d’ailleurs par une fausse information : « La commune de Chamonix espère profiter de cette incertitude et serait candidate pour accueillir l’épreuve en 2024. » On sait pourtant, car une élue municipale et communautaire de Chamonix s’est exprimée dans la presse, que Chamonix n’est pas candidate pour accueillir une épreuve mais souhaite seulement s’associer à Paris 2024 pour célébrer le centenaire de ses JO d’hiver.

Passons les aspects purement sportif de l’accueil de l’épreuve olympique et la concentration des épreuves en Île de France dont celles du vélo à SQY. On s’aperçoit qu’aucun des intervenants n’a conscience des réalités techniques et financières. « Si on a le lieu, les infrastructures et tout ce qui permet de garder : il faut garder. » résonne Hélène Delagrange. C’est pourtant le problème : si on a le lieu on n’a pas les infrastructures. C’est à dire que d’apparence c’est parfait, mais en réalité et quand on creuse ne serait-ce qu’un peu on s’aperçoit que la composition et l’état physique de la colline et de son environnement posent de nombreuses questions. Et que le terrain ne se prête pas du tout à l’aménagement d’infrastructures.

Selon les personnes qui contestent ça coûterait plus chère qu’un Stade de France, introduit Mickael Elmidoro. L’histoire des coûts c’est bon ! Il faut juste rajouter 3 rochers, 2 rondins de bois pour faire un peu de difficulté… Réagi Yann Dujarier dans le brouhaha de désaccord avec cette affirmation. Seulement selon les estimations que Paris 2024 avait communiqué à France Nature Environnement en 2016, le coût de l’aménagement de la colline serait de 11,22 millions d’euros tandis que le Stade de France a coûté 364 millions d’euros. On peut donc dire qu’en plus de manquer volontairement d’information (le journaliste n’a pas dit avoir interrogé Paris 2024) c’est une nouvelle fausse information qui frôle la diffamation.

Il faut construire les tribunes également, ajoute également Mickael Elmidoro. A Londres j’ai pas souvenir qu’il y ai eu une tribune, rétorque Yann Dujarier. Si ils avaient consulter le plan mis en ligne en 2017 sur le site de Paris 2024, qui a été retiré mais qui est présent ici, ils sauraient qu’il y a effectivement une tribune provisoire de prévu. Simplement parce que le tracé des pistes, selon le plan publié et celui plus complet que nous avons consulté en 2016 (plan confié à FNE par Paris 2024 pour que nous leur rédigeons une étude d’impact), est prévu sur les faces ouest et sud. Faces occupées par une faune dense et diverse. La tribune sera dressée face aux pentes ouest où se situeront le départ, l’arrivée et les pistes principales (les lacets par exemple). Face ouest car les caméras (drones sûrement) auront en la survolant un panorama de fond sur Versailles et Paris. On est loin des rochers et des rondins de bois de Yann Dujarier.

Une seule phrase censée fut dite quand Mickael Elmidoro demanda à chaque intervenant s’il n’est pas trop tard pour changer de lieu : Il faudrait prendre une décision et s’y tenir, conclua Hélène Delagrange.

Si cette émission et ce débat auraient été diffusé sur France 2 ils auraient été sûrement décriés. La désinformation au sujet du point culminant d’Île de France à, hélas, de beaux jours devant elle.